ENERGIE ET PARC DES COLLECTIVITÉS

L’augmentation durable des coûts de l’énergie fossile (malgré des mouvements à la baisse sur de courtes périodes), l’accroissement de la demande mondiale et l’ouverture des marchés de l’énergie, qui caractérisent le contexte énergétique international actuel, se traduisent par un besoin accru de professionnalisation des acteurs territoriaux et d’un pilotage attentif des collectivités et de leur politique énergétique.
Il est possible de réduire le poste « Energie » en investissant pour améliorer la performance énergétique du patrimoine et en consacrant des moyens à sa bonne gestion.
Ces dépenses d’énergie qui à terme conduiront à des économies, permettent de valoriser le patrimoine et de soutenir l’emploi local, les collectivités étant d’importants donneurs d’ordre pour les entreprises du bâtiment.

Le poste « Energie » représente en moyenne 4% du budget de fonctionnement d’une commune.
En 2005 (source enquête Energie et patrimoine communal –ADEME/EdF GdF) 1,5 milliards d’euros ont été dépensés pour alimenter en énergie l’ensemble des bâtiments relevant du patrimoine communal, soit une augmentation de 26% par rapport à l’année 2000, alors que l’accroissement des consommations s’élevait à 7,3%.
Au total, si l’on considère également l’éclairage public et les véhicules, et en ajoutant au patrimoine des communes celui des intercommunalités, des départements et des régions, la facture énergie des collectivités est de l’ordre de 50 € par an et par habitant soit 150€ pour une famille de trois personnes.

Ces chiffres se justifient notamment par l’importance du parc bâtimentaire de nos collectivités, qui entretiennent plus de 280 millions de m².
Les études réalisées en 2009 par le Centre d’Etudes et de Recherches Economiques sur l’Energie (CEREN) mettent en évidence la prépondérance des bâtiments scolaires au sein du patrimoine des collectivités, au niveau national. Ceux-ci représentent en effet 149,2 millions de m², soit 53% du parc des collectivités, loin devant les équipements sportifs, culturels et de loisir (16%) ou relatifs à l’action sociale (13%).

Répartition des dépenses de bâtiment et de travaux publics par type de collectivités

Qu’il s’agisse des dépenses de travaux publics ou des dépenses de bâtiment, on peut observer que les communes de moins de 10 000 habitans représentent plus du tiers des investissements totaux. Par ailleurs, les régions et départements, bien qu’ils aient accru leur effort ces dernières années, ne réalisent qu’environ 20% des ces dépenses

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Au regard de cette étude, les équipements sportifs, culturels et de loisir sont les plus énergivores, avec une consommation moyenne de 308 kWh/m².

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